Avant d'importer un catalogue grossiste, vérifiez au minimum l'identifiant produit, l'identifiant de variante, le libellé, la marque, le prix et sa nature fiscale, la devise, le stock, l'unité de vente, le minimum de commande, l'image et l'horodatage. Une colonne présente ne suffit pas : il faut aussi connaître sa définition, son format et son niveau de précision. Un champ stock contenant « oui » ne prouve pas une quantité, et un champ price sans devise ni indication HT/TTC ne permet pas un calcul de rentabilité fiable. Le bon réflexe consiste donc à dresser un dictionnaire des colonnes, tester quelques lignes et bloquer l'import dès qu'une ambiguïté touche l'identité, le prix ou la quantité commandable.
Commencer par le sens, pas par le nom de la colonne
Deux fournisseurs peuvent appeler EAN des données différentes. Chez l'un, la valeur désigne la variante vendue ; chez l'autre, elle peut être vide, tronquée par un tableur ou répliquée sur toutes les couleurs. À l'inverse, article_code, reference ou barcode peut contenir l'identifiant réellement utile. Le nom de l'en-tête n'est donc jamais une preuve.
Demandez la documentation du flux et associez chaque colonne à quatre informations : définition métier, type de donnée, unité et règle de mise à jour. Pour un prix, notez par exemple s'il s'agit d'un prix public ou négocié, HT ou TTC, unitaire ou par carton. Pour un stock, distinguez quantité numérique, simple disponibilité et texte libre. Pour un identifiant, conservez la valeur comme chaîne afin de ne pas perdre les zéros initiaux.
GS1 précise que le GTIN identifie un article commercial et que sa représentation peut varier selon les standards d'échange. En GS1 XML, il est notamment représenté sur quatorze chiffres avec remplissage à gauche, alors que d'autres formats acceptent une longueur variable. Cela justifie une normalisation contrôlée, mais pas l'invention d'un code absent. La validation de la clé du GTIN doit intervenir avant toute déduplication.
La grille de contrôle prioritaire
| Famille | Colonnes à rechercher | Question de validation | Décision si la preuve manque |
|---|---|---|---|
| Identité | GTIN/EAN/UPC, SKU, MPN | Le code appartient-il à la variante vendue ? | Mettre la ligne en revue |
| Désignation | nom, marque, variante | Taille, couleur ou quantité sont-elles explicites ? | Ne pas fusionner automatiquement |
| Prix | prix, devise, HT/TTC | Le montant porte-t-il sur l'unité commandable ? | Bloquer le calcul de marge |
| Stock | quantité, disponibilité | S'agit-il d'un nombre, d'un booléen ou d'un délai ? | Conserver le niveau de preuve exact |
| Commande | MOQ, pas, carton | Combien d'unités faut-il réellement acheter ? | Ne pas déduire depuis le titre |
| Média | image principale | L'image correspond-elle à la bonne variante ? | Écarter du rapprochement visuel |
| Temps | date de mise à jour | Quand le prix et le stock ont-ils été observés ? | Marquer la donnée comme non datée |

Cette table doit être remplie avec des exemples réels du fichier. Les cellules vides, 0, N/A et null n'ont pas nécessairement le même sens. Une quantité égale à zéro peut signifier une rupture ; une cellule vide peut signifier « inconnu », « non applicable » ou simplement une erreur d'export. Seule la documentation du fournisseur permet de trancher.
Procédure reproductible avant import
1. Conservez le fichier brut, sa date de réception et une empreinte de contrôle. Ne corrigez jamais l'original. 2. Lisez l'encodage, le séparateur et les en-têtes sans ouvrir d'abord le fichier dans un tableur susceptible de reformater les identifiants. 3. Prélevez un petit lot diversifié : produit simple, variante, article en rupture, remise éventuelle et ligne comportant des champs vides. 4. Construisez le dictionnaire des colonnes avec la documentation officielle du fournisseur et marquez chaque interprétation non confirmée. 5. Contrôlez les GTIN comme des chaînes, puis validez leur longueur autorisée et leur clé de contrôle. Un résultat mathématiquement valide ne prouve toutefois ni l'attribution ni la correspondance au produit. 6. Recalculez le prix unitaire à partir de l'unité de vente, du conditionnement explicite et du minimum de commande. N'inférez pas un pack depuis une photo. 7. Comparez au moins deux lignes de chaque cas métier avec la fiche officielle ou le portail fournisseur. 8. Importez un lot canari, observez les rejets, puis élargissez seulement si les règles restent stables.
Le but n'est pas d'obtenir zéro cellule vide. Il est de ne jamais transformer une absence de preuve en certitude. Un catalogue partiel mais correctement typé est plus exploitable qu'un fichier apparemment complet dont les unités sont ambiguës.
Les erreurs qui faussent silencieusement une analyse
La première erreur est de convertir automatiquement les GTIN en nombres. La notation scientifique, la suppression d'un zéro initial ou l'ajout d'une décimale rend la valeur inutilisable. La deuxième consiste à prendre le prix le plus visible pour un coût d'achat : il peut s'agir d'un prix public conseillé, d'un tarif promotionnel ou d'un montant par lot. La troisième est de traduire InStock par une quantité arbitraire. Schema.org définit InStock comme une indication de disponibilité ; il ne fournit pas à lui seul le nombre d'unités.
Vérifiez aussi les doublons. Un même GTIN répété sur plusieurs lignes n'est pas automatiquement une anomalie si ces lignes représentent des entrepôts ou des offres distinctes. Il devient dangereux lorsqu'il est attribué à des variantes réellement différentes. Le diagnostic détaillé est présenté dans la méthode de détection des doublons de variantes.
Enfin, séparez les champs reçus des champs calculés. prix_source, devise_source et stock_source doivent rester traçables. Les conversions, scores et hypothèses appartiennent à des colonnes distinctes avec une date et une règle explicites. Sans cette séparation, une correction ultérieure devient impossible à auditer.
Checklist de décision
- Le fichier brut et son horodatage sont conservés.
- Chaque identifiant reste une chaîne de caractères.
- Le GTIN correspond à la variante et passe sa clé de contrôle.
- Le prix est relié à une devise, une unité et une nature HT/TTC documentées.
- Le stock numérique n'est pas confondu avec une disponibilité booléenne.
- Le MOQ, le pas de commande et le contenu du carton sont séparés.
- L'image principale est une URL officielle et liée à la bonne variante.
- Les valeurs vides et nulles ont une interprétation documentée.
- Les transformations sont distinctes des données sources.
- Un canari a été contrôlé avant tout volume important.
Ce qu'ArbitragePro+ peut automatiser / ce que le vendeur doit vérifier
La spécification proposée controle-colonnes-catalogue pourrait détecter les en-têtes, typer les valeurs, signaler les GTIN invalides, relever les devises manquantes et classer le stock selon son niveau de précision. Elle produirait un rapport de preuves et d'ambiguïtés, sans décider à la place du fournisseur.
Le vendeur doit confirmer contractuellement le sens des champs, la nature fiscale des prix, les unités commandables, les droits d'usage du flux et la concordance des variantes. Il reste aussi responsable de vérifier que les transformations reflètent ses propres conditions commerciales.
Passer du diagnostic au catalogue suivi
Consulter la page Sources d'ArbitragePro+ pour examiner les connecteurs et les informations de provenance disponibles.
Sources officielles
- GS1, « Global Trade Item Number (GTIN) », https://www.gs1.org/standards/id-keys/gtin — consulté le 2026-08-17.
- GS1 Support, « Required format of GTIN in GS1 EDI standards », https://support.gs1.org/support/solutions/articles/43000734355-what-is-the-required-format-of-gtin-in-gs1-edi-standards- — consulté le 2026-08-17.
- Schema.org, « ItemAvailability », https://schema.org/ItemAvailability — consulté le 2026-08-17.
